Nos stagiaires chez les plus grands (la Montagne)

Avec plus de 600 élèves en hôtellerie-restauration, le lycée de Chamalières se place comme l’un des plus importants de l’Hexagone.
Ces noms prestigieux sont synonymes de luxe, célébrités, fortunes, gastronomie ou encore élégance. Ritz, Bristol, George V, Troisgros, Pic, Paul Bocuse, Loiseau, Hôtel Normandy, Hôtel Royal Barrière, Georges Blanc, La Chèvre d’or, L’auberge de l’Ill, Michel Guérard et cerise sur le gâteau palais de l’Élysée : si on osait, on dirait que le lycée de Chamalières a décroché la timbale.

Tous ces établissements emblématiques du bon goût français vont accueillir dans les semaines à venir des stagiaires formés au lycée de Chamalières. « Une reconnaissance du travail de formation » qui réjouit les membres de l’équipe pédagogique, au premier rang desquelles Karine Natale, proviseure. « Je suis très fière du travail fourni par les élèves et par les enseignants. » Ces stages dans des établissements parmi les plus prestigieux de France ont été décrochés grâce à un énorme travail. « C’est le résultat de dizaines de coups de fil, de rencontres, de partenariats. C’est le reflet d’un travail d’équipe. C’est aussi un réseau de chefs qui interviennent au lycée et perçoivent la motivation et le travail réalisé », souligne Nicole Jouffret, professeur de restaurant et d’hébergement, coordinatrice du bureau des stages.

Parmi ces chefs, le Chamaliérois Laurent Delarbre, ancien chef de La Tour d’Argent ou encore Michel et César Troisgros, « des partenaires privilégiés ». Et le bouche-à-oreille fonctionne. « Pour une grande maison, prendre un stagiaire, c’est aussi prendre un risque. Une image d’excellence qu’il ne suffit pas de décréter. Il faut la démontrer. Nous travaillons les CV en amont. Nous préparons les entretiens. Durant le stage, nous mettons en place un suivi permanent avec les élèves. Des visites régulières sont assurées par l’équipe pédagogique. L’objectif est qu’ils se fassent remarquer positivement », poursuit Karine Natale.

« On a des réunions d’affectation. Trouver le bon élève pour la bonne maison », ajoute Alexandra Marion, directeur délégué formations professionnelles et technologiques.

« Il faut qu’on ait de l’ambition pour eux mais il ne faut pas mettre les élèves en difficultés. Ce ne sera pas facile tous les jours. Mais ils seront considérés avec bienveillance dans des établissements qui partagent les mêmes valeurs que le lycée : évolution, compétences et savoir-être. »

Et dans la région, les bonnes adresses ne manquent pas : « Apicius, Le Radio, le Royal Saint-Mart, L’Annexe, La Belle Meunière, L’Auberge de la Moréno, de la Baraque, Vulcania, le groupe Casino ou le groupe Accord… » et beaucoup d’autres, conclut Karine Natale.

Le lycée de Chamalières a mis en place une initiation au chinois. « Il s’agit d’acquérir les notions essentielles d’accueil de la clientèle chinoise, les éléments culturels, une initiation à la culture, aux us et coutumes. » Une stratégie payante, puisque cette année, une élève chamaliéroise intégrera les équipes du Mandarin oriental, établissement de luxe parisien.

Bocuse Floride est également en contact avec le lycée chamaliérois pour ses établissements à Miami.

Des représentants de Seabourn croisières de luxe feront également une escale chamaliéroise, en janvier, pour recruter dans le domaine de la sommellerie, cuisine et service. À la clé, des contrats de quatre mois pour des destinations au bout du monde.

 


 

Coup de projecteur sur trois futurs stagiaires

Pauline Piroux
« Troisgros, c’est une très grande maison de renommée internationale. C’est très impressionnant, mais c’est un stress positif », dit d’une voix pleine d’admiration Pauline, BTS 1ère année.
Un « parcours atypique » pour cette jeune adulte qui s’est orientée vers l’hôtellerie-restauration après un bac général et quelques années en fac de droit.
Plusieurs entretiens ont eu lieu à Roanne « On a des objectifs d’apprentissage. On nous a expliqué l’histoire et les perspectives d’avenir de la maison Troisgros. Ils ont le désir de partager leurs passions et de communiquer. » Le début d’une belle aventure gastronomique.
Et les perspectives d’embauche ne sont pas négligeables.

William De Oliveira
« C’est un truc de fou », dit tout sourire William, en deuxième année de bac professionnel. « Je ne pensais pas qu’un jour je pourrais avoir un stage comme ça. » Six semaines au palais de l’Élysée. « Je vais travailler avec Guillaume Gomez, meilleur ouvrier de France », poursuit-il des étoiles plein les yeux. « Je vais tourner sur tous les services. Je vais apprendre la rigueur, la technique », s’enthousiasme William. Peut-être sera-t-il appelé à servir lors de réceptions présidentielles. « C’est une grande fierté de représenter le lycée de Chamalières ». Et quand vous lui demandez s’il est un peu stressé, la réponse est étonnante : « Pas plus que ça. Ce qui me stresse le plus, c’est le voyage. »

Mélanie Montagne
« Après un bac général, j’ai rencontré des professionnels. J’ai fait des mini-stages. Je suis venue aux portes ouvertes ». Aujourd’hui, Mélanie est en 1ère année de BTS à Chamalières.
Elle sera la première élève du lycée chamaliérois et la seule cette année à intégrer l’équipe du Ritz.
« C’est une énorme pression. Il y a de gros enjeux, énormément de stress. J’ai été reçu par le chef Nicolas Sale. C’est un chef passionné. Ça donne encore plus envie d’y aller. » Une plongée dans le monde de l’ultra luxe où seule compte « la satisfaction du client ».
Plusieurs entretiens dont évidemment certains en anglais, pour satisfaire aux exigences d’une clientèle fortunée et étrangère, ont eu lieu. « C’est très impressionnant mais ils sont très accueillants. »

Source : Article de Pascal Guinard – 20 janvier 2017
http://www.lamontagne.fr/chamalieres/economie/commerce-artisanat/2017/01/19/des-stagiaires-formes-au-lycee-des-metiers-de-lhotellerie-et-de-la-restauration-chez-les-plus-grands_12248196.html


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