Formé au lycée, Matthieu Gisard meilleur apprenti Auvergne-Rhône-Alpes [presse]

Chef de partie au restaurant La Belle Meunière à Royat, Matthieu Gisard vient de recevoir le prix de meilleur apprenti Auvergne-Rhône-Alpes. Une distinction qui aiguise son appétit de réussite.

Le temps d’un aller-retour à Lyon, ce lundi, Matthieu Gisard a quitté les fourneaux de La Belle Meunière à Royat pour recevoir son prix de meilleur apprenti Auvergne-Rhône-Alpes en cuisine. Une distinction attribuée sur dossier, sans épreuve pratique, qui met en lumière le parcours sans faute du jeune cuisinier.

À 21 ans, l’Aurillacois s’est déjà concocté un CV étoffé au fil de rencontres et d’expériences dans les plus belles maisons de la région, de l’emblématique Hôtel Radio à Chamalières au Carré d’Alethius, un étoilé situé près de Valence dans la Drôme, en passant par l’établissement aux trois macarons de Régis et Jacques Marcon, en Haute-Loire.

Depuis deux ans, il officie aux côtés du chef Laurent Jury. Auréolé d’un bac pro cuisine obtenu avec mention Très Bien, il a choisi de poursuivre son cursus par un BTS en alternance chez celui qui fut l’un de ses professeurs au lycée hôtelier de Chamalières.

« J’aurais pu aller vers des établissements plus prestigieux, confie le jeune passionné, mais j’ai choisi de commencer dans un restaurant où je pourrais gérer des choses et prendre des responsabilités ». Voire s’inspirer des grands noms de la gastronomie qui l’ont précédé à La Belle Meunière. À l’occasion des 140 ans de l’institution royatoise, le cuisinier a d’ailleurs eu la chance d’en côtoyer certains comme Guy Legay, Meilleur Ouvrier de France (MOF) en 1972 et ancien chef du Ritz, Laurent Delarbre, MOF 2004 et ancien chef de la Tour d’argent ou encore Dorian Van Bronkhorst, chef étoilé de l’Atelier Yssoirien. De quoi nourrir des rêves de col bleu-blanc-rouge…

Mais pour espérer décrocher les étoiles, Matthieu travaille en gardant les pieds sur terre. C’est d’ailleurs dans des chaussures à crampons qu’il s’est forgé une âme de compétiteur. Amateur de foot – sport qu’il a pratiqué pendant près de 15 ans –, il a fini par délaisser les pelouses pour les fourneaux. Toujours avec le même appétit de victoire. Et la même rigueur à « l’entraînement ». Des qualités indispensables qui lui ont valu de décrocher quelques belles récompenses dans les concours auxquels il participe régulièrement.

En 2017, il remporte par exemple le deuxième prix cuisine au Concours Général des lycées et des métiers puis, dans la foulée, le Trophée Avenir Raymond-Vaudard avec un audacieux accord poire-caramel-morille.

Son BTS en poche, il signe jusqu’en janvier pour le poste de chef de partie chez son maître d’apprentissage. Le spécialiste du “chaud” se plaît à travailler le poisson, « du petit goujon au saint-pierre » et à élaborer des sauces, son péché mignon et un clin d’œil à ses racines (« chez moi, on adore saucer ! »).

Cerise sur le gâteau, il participe aussi à l’élaboration de la carte, « un privilège quand on a 21 ans ! ». Celle d’hiver sera lancée après les fêtes. Matthieu aura cependant peu l’occasion d’y goûter puisqu’il sera dans une autre “maison”. Toujours pour assouvir son appétit de connaissances.

Source : https://www.lamontagne.fr/royat-63130/loisirs


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