Arts Plastiques au lycée… et maintenant ?

imgAujourd’hui, un article qui nous permet de retrouver la trace d’anciens élèves du lycée inscrits en Arts Plastiques… Que sont-ils devenus ?
Voici quelques témoignages !

 

 

Témoin 1 : Philippe DUBOST

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Dix ans après mon Bac Scientifique Option Arts Visuels, je mélange encore quotidiennement les Maths et la Créativité artistique pour concevoir des spectacles et des installations.

Les projets sont souvent d’une haute technicité avec par exemple des concerts et des tournées mondiales pour MUSE, Imagine Dragons et Madonna. Mais ce qui fait la différence pour un projet réussi, ce sont très souvent les idées de scénographie, l’image forte qui sera projetée ou le mariage entre les pixels et la musique.

La formation Arts Visuels et l’énergie du groupe d’élèves des années 2005-2006 ont considérablement accéléré ma découverte de l’image et de la composition.

Cela a été un atout majeur dès les concours d’Écoles d’Ingénieur jusqu’à mon embauche à Montréal en 2011, et encore aujourd’hui lorsque je démarre un nouveau projet. J’ai toujours en tête mes nombreuses références découvertes à Venise ou Berlin pendant nos voyages de classe.

Une interview donnée en 2014 pour un festival de créateurs à Toronto :
http://fitc.ca/article/get-to-know-philippe-dubost/

Son portfolio :  http://philippedubost.com/

Album photos (cliquer pour voir) :

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Témoin 2 : Christophe LAVET

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Je m’appelle Christophe Lavet, j’ai 23 ans. J’habite à Paris depuis 5 ans maintenant. Originaire de Clermont-Ferrand j’étais au lycée Polyvalent de Chamalières, où j’ai effectué un Bac ES, option mathématiques et arts plastiques comme option facultative. J’ai obtenu mon bac avec mention Assez-Bien, en Juin 2011.

L’option des arts plastiques m’a permis de conforter mon choix d’orientation et d’acquérir une culture générale. Grâce aux projets et aux rendus de travaux chaque trimestre, elle m’a également permis d’élargir et de constituer mon dossier de candidature aux grandes écoles de stylisme que je visais.

En Septembre 2011, j’ai débuté mon cursus à l’Ecole de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne, prestigieuse école de stylisme/modélisme. Quatre années intenses et très enrichissantes, à l’issue desquelles j’ai terminé major de ma promotion.

Diplômé en Juin 2015, j’ai effectué mes stages en entreprise, comme assistant styliste chez Balenciaga, et aujourd’hui chez Dior Homme.

Mon parcours s’est construit au fur et à mesure des rencontres, et des opportunités que j’ai eu la chance d’avoir depuis le lycée.

 

 

Témoin 3 : Denys CENNET-PLANCHARD

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J’ai étudié au lycée de Chamalières de 2010 à 2013, et y ai suivi un parcours légèrement atypique : après une classe de seconde dans l’hésitation entre sciences et lettres, j’ai d’abord fait le choix d’une première S puis je me suis finalement redirigé vers une Terminale L, non par dépit mais par goût.

Durant ces trois années d’études, j’ai suivi parmi d’autres options le cours d’art plastique dispensé par Mme V. Baudin, cours dont je ne saurais assez décrire l’apport pour le reste de mes études. Au-delà du fait qu’il représente pour le bac une des matières les plus sûres, ce que confirme les résultats excellents de tous les élèves chaque année, il permet à ceux qui le suivent se s’épanouir véritablement dans la filière littéraire. La culture artistique très vaste – peinture, cinéma, photo, sculpture de toutes les époques – conférée par cette option amène en effet à beaucoup mieux appréhender la littérature, l’histoire ou la philosophie, disciplines où l’art et la symbolique sont constamment présents. Parmi les clefs de cette formation, l’on doit citer les très nombreuses manifestations auxquels tous les élèves du cours d’art plastique participent : expositions, visites, créations collectives, et voyages sont autant d’expériences que les autres matières n’offrent pas et qui permettent d’acquérir la culture artistique demandée aux littéraires. La compréhension de la dimension symbolique d’une œuvre, la réception, l’analyse comme interprétation ou le regard critique sont autant de problématiques transversales à toutes les disciplines littéraires (littérature, art, histoire, philosophie) auxquelles l’art nous familiarise mieux qu’aucune autre.

Grâce à cette complémentarité des disciplines principales (littérature, art, histoire, philosophie), et au très large panel d’options (latin, grec…) que propose le lycée de Chamalières, sa filière L représente une formation de très grande qualité qui renoue avec la tradition humaniste des études littéraires.

La logique de cet article souhaite que je finisse d’exposer brièvement mon cas personnel : cette formation, le soutien des professeurs et un goût prononcé pour le travail m’ont orienté après le bac L vers une classe préparatoire (dite “hypokhâgne” ou A/L pour les initiés), que j’ai effectuée au lycée Henri IV à Paris. Ce cursus de deux ans m’a ensuite ouvert les portes de l’ENS de Paris où je continue actuellement mes études. Je travaille, d’une manière assez large, sur le monde antique : majoritairement en linguistique des langues anciennes (Grec, latin, hittite, sanskrit…) et en archéologie classique (photo : stage d’archéologie grecque en Turquie). Chaque année, que ce soit en classe prépa. ou par la suite, l’art m’a aidé à adapter mon regard aux différents objets d’études qui s’offraient à moi et n’a jamais cessé de me servir.

 

 

Témoin 4 : Léo LECOQ

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Mme Baudin,

J’ai fait votre connaissance en septembre 2003, dès mon entrée en seconde au Lycée Polyvalent de Chamalières. Il s’agit sans aucun doute d’une des étapes clefs de ma formation. Ayant bénéficié des conseils de ma sœur ainée inscrite en Arts plastiques pour sa dernière année de lycée, j’ai eu la chance de suivre votre enseignement pendant trois ans, dans le cadre d’une option facultative en parallèle d’un cursus scientifique. Les cours théoriques de l’histoire de l’Art associés aux visites, aux voyages et travaux personnels encadrés ont constitué mon univers : un ensemble d’outils avec lesquels j’ai construit ma vie d’adulte. La fraicheur et la diversité de cet enseignement ont affuté mon regard critique et attisé ma curiosité, deux qualités appréciées dans le monde professionnel. La participation des lycéens à cet atelier d’arts plastiques basée sur le volontariat permet à chacun de se responsabiliser et de gagner en maturité.

Aujourd’hui, je suis architecte et j’exerce ma profession en métropole lilloise dans une agence d’architecture de huit personnes. Je me suis dirigé vers cette discipline en identifiant mes centres d’intérêt et ce qui m’animait déjà en tant que lycéen : un savoir connecté à des savoir-faire avec une ouverture maximum sur le contexte social et culturel qui constitue notre environnement. Dix années se sont écoulées depuis ma dernière année de lycée et la phrase introductive de la convention collective qui régit ma profession illustre parfaitement ce sujet : L’Art (dont l’architecture fait partie) est l’expression de la Culture. J’ai la conviction que la culture fait la richesse d’un homme, plus encore d’un jeune adulte qui accède aux études supérieures et au milieu professionnel. En effet, c’est une période charnière au cours de laquelle il faut savoir se mettre en valeur, se démarquer pour attester de ses compétences sans pour autant disposer d’une expérience significative au regard de ses différents interlocuteurs.

Je crois que vos futurs étudiants doivent mesurer l’importance des années qu’ils ont à vivre au lycée, et qu’il est primordial de tirer un maximum de ce qui leur est offert. Leur réussite sera non seulement de répondre aux attentes de leurs enseignants mais de dépasser les critères d’admissions pour identifier leurs propres forces.

Entre 14 et 18 ans, nous ne disposons que de peu de recul sur ce que nous vivons mais la soif de découverte et les objectifs que l’on se fixe jouent le rôle de tremplin. Pour ma part, partager ces découvertes, élaborer des projets, les réaliser et les présenter ont contribué, en parallèle d’un cursus général, à mon orientation professionnelle en restant fidèle à ma personnalité.

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Témoin 5 : Arthur MIOCHE

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J’ai 21 ans, je suis étudiant en troisième année de psychologie, option psychologie clinique, psychopathologie clinique et psychanalyse.

Mon parcours chaotique de lycéen m’a mené, après un redoublement puis un passage en S suivi d’une passerelle vers ES, à choisir l’option Art en terminale.

Ce choix m’a permis de faire la découverte de personnalités hors du commun, celles des artistes. Du plus torturé au plus fantasque, cette palette d’hommes et de femmes m’a permis de prendre conscience de la complexité de l’esprit humain, de sa singularité et de sa créativité. A travers l’analyse d’œuvre d’art, j’ai découvert une passion qui m’était alors inconnue : l’étude du psyché humain par les divers moyens d’expression : du simple lapsus de langage de la vie quotidienne aux délires créatifs de l’artiste “fou”.

L’art plastique m’a permis d’ouvrir mon esprit au monde à la fois grâce aux magnifiques voyages que j’ai pu faire, me confrontant à des modes de pensées différents du mien,mais aussi grâce à la possibilité que j’ai eu de pouvoir exprimer mes émotions de manières originales en tant qu’ado un peu perdu : la peinture, la photo, la mise en scène. Mon parcours n’était plus chaotique, l’art tel une thérapie m’a ouvert la voie vers ce que je suis aujourd’hui, m’a orienté vers l’analyse et même la psychanalyse. J’aurais pu choisir d’étudier la neuropsychologie, la psychologie cognitive ou même le comportementalisme mais l’art m’a fait comprendre que l’humain est unique, singulier et que son psychisme ne peut pas être réduit à des processus, des mécanismes ; d’où le choix de la psychanalyse qui n’est pas la pour émettre un jugement, ni pour proposer une solution miracle en seulement 5 séances à 99 euros mais bien de prendre l’humain dans sa globalité, avec ses maux et ses souffrances, sans volonté de transformation du psyché mais d’acceptation de soi.

 

 

 

Témoin 6 : Nelly NEBOUT

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Nelly NEBOUT
Architecte DE-HMONP à Clermont-Ferrand

Cela fait maintenant 16 ans que j’ai rencontré Véronique Baudin et ses cours d’arts plastiques au lycée de Chamalières.
Depuis la 2nde jusqu’en Terminale Littéraire avec près de 8h de cours par semaine, dont 3h le vendredi de 17h à 20h, ces moments ont toujours été riches en découvertes artistiques et humaines. Histoire de l’art, “Sujet sur table”, Voyages à Barcelone, Lyon, Lapalisse, Interventions dans le lycée avec nos tube aborigènes peints et plantés dehors et visibles depuis la fosse … jusqu’à cette fameuse dernière année de Terminale où nous devions développer un sujet tout au long de l’année pour disposer de planches à présenter au Bac.
En plus d’avoir fait naître des amitiés, d’avoir ancré des souvenirs heureux dans mon parcours scolaire, ces cours m’ont apporté tellement de choses dans ma vision de la vie et dans mon métier !
La curiosité du monde, l’ouverture et la tolérance des idées, des cultures, le besoin de dessiner et retranscrire instantanément une idée par un trait et des mots sur papier … le besoin de transmettre aujourd’hui cette liberté à mes enfants.
La notion de PROJET est totalement inhérente au montage des cours d’arts plastiques, surtout en terminale. Et les projets sont depuis devenus mon quotidien professionnel.
J’ai vadrouillé de Nantes à l’Isère, en passant par Lyon ou j’ai travaillé dans des agences d’architecture et de paysage qui m’ont confié de beaux projets à mener en France et à l’étranger, aux “Moyen Orient”, en Italie, en Chine…
J’ai la chance de travailler aujourd’hui avec mon compagnon lui aussi architecte dans notre propre agence d’architecture à Clermont-Ferrand.
Nous profitons mutuellement des curiosités de l’autre, il développe les projets de bâtiments quand je m’occupe plus de nos opérations d’aménagements d’espaces publics et de questions urbanistiques. Notre moteur est la générosité, celle de la démarche à destination des utilisateurs, celle des espaces à vivre.
Les cours d’arts plastiques au lycée tiennent une place tellement importante … que ce n’est même pas exagéré …!

 

 

 

Témoin 7 : Pauline GILAIN

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J’ai eu mon baccalauréat scientifique il y a presque 12 ans, en juin 2004 !
Faire de l’art plastique, du dessin, de l’histoire de l’art a toujours été une évidence. Cela m’a donné une réelle ouverture d’esprit, un sens critique et une perception de notre culture, de notre histoire.
Cela a toujours été très complémentaire des autres matières, sans jamais gêner mon apprentissage ! J’ai d’ailleurs obtenu mon baccalauréat avec mention AB, sûrement aidée par mon option Art Plastique !

Je savais depuis longtemps que vous voulais m’orienter vers une carrière artistique. J’ai dû choisir entre une filière générale et un bac pro. Avec l’aide de mes parents, j’ai choisir de rester dans une filière générale, à une condition : continuer l’art plastique, le dessin, l’histoire de l’art !
Toujours dessiner, pratiquer, apprendre, découvrir était vraiment indispensable. J’ai eu une chance merveilleuse, celle d’avoir comme enseignante Mme Baudin. Avec ses 1000 vies et sa culture fabuleuse, j’ai découvert toutes sortes de techniques, de pratiques, j’ai appris a comprendre les courants artistiques, les artistes et comment lire des œuvres d’art de toutes époques. Aujourd’hui encore j’ai beaucoup de plaisir à partager mes coups de cœur artistique et a faire des expositions avec Véronique !

Après le lycée, je suis partie à Paris, j’ai fait une prépa durant un an aux Ateliers de Sèvres puis je suis entrée a Olivier de Serres, où j’ai obtenu en 2008 un BTS Design de Produit. Drôle d’inversion, là-bas, j’ai continué la physique, les maths les lettres, la philosophie… une ouverture d’esprit plus qu’un besoin réel, mais une culture générale élargie à nouveau !
Après Olivier de Serres, j’ai été acceptée à l’ENSCI – Les Ateliers, École Nationale de Création Industrielle dans le 11e arrondissement de Paris. Cette école est riche dans la diversité des méthodes d’apprentissage et de domaines abordés : Photographie, dessin, ébénisterie, métallurgie, histoire, marketing, couleurs, maquettisme…
Durant ma scolarité j’ai vécu 6 mois en Finlande, fait des stages et multiplié les expériences en marketing à l’ESCP, à l’IFM, en collaboration avec les Compagnons du Devoir…
À la fin de ma scolarité, j’ai écris un mémoire sur ce qui constitue un créateur, j’ai, entre autre, chercher a montrer a quel point l’histoire personnelle, le parcours et la culture font partie de la méthode créative !
J’ai finalement obtenu mon master en mars 2008 après avoir passé 4 ans 1/2 dans cette école.

Après mon diplôme, j’ai travaillé un an chez Louis Vuitton au département merchandising, puis chez Hartô, une petite maison d’édition de mobilier, je créais et construisais les collections tout en suivant le développement des produits.
Ces deux expériences sont très différentes mais furent très enrichissantes.
En 2015, j’ai souhaité retourner dans la mode et le luxe, domaines qui m’intéressent particulièrement depuis longtemps. Je suis donc designer lunettes chez Christian Dior Couture depuis début 2015. C’est un métier passionnant et hyper-créatif, proche de l’univers du prêt à porter qui est très riche en références culturelles et au croisement d’enjeux commerciaux et stratégiques. Douze ans plus tard, être créatif, pour moi c’est toujours savoir tirer le meilleur de diverses disciplines, être curieux et large d’esprit ! Et c’est ce que j’ai appris et compris dès le lycée grâce a mon option art plastiques !

Mon site regroupant beaucoup de projets réalisés durant ma scolarité à l’Ensci : www.paulinegilain.com

 

Témoin 8 : Armelle MERCAT

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Je suis Armelle Mercat, ancienne élève du lycée Polyvalent de Chamalières en section Littéraire. J’ai pu bénéficier des options Arts-plastique de votre établissement, qui m’ont passionné et m’ont permise par la suite d’intégrer l’École Supérieure d’Art et de Design d’Orléans et la formation à la réalisation de film d’animation à l’école de la Poudrière. Depuis 2012 je réalise ou participe à la réalisation de dessins animés. Actuellement, j’ai la joie d’en produire un en région centre où j’ai obtenu une résidence de 5 mois. Je poursuit également les illustrations de livres pour enfants. Bref, je me régale de mes activités professionnelles. Je trouve très positif que les élèves soient sensibilisés dés le lycée à divers domaines qui pourront les passionner comme j’ai la chance de l’être.
Vous pouvez retrouver mon travail sur mon site internet: http://armellemercat.fr


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