Tresser les mots pour écrire un poème

P1040911Lundi, les élèves de seconde 1 et de seconde 2 inauguraient la semaine de la poésie au Lycée de Chamalières en accueillant Jacques Demarcq au CDI en compagnie de leurs enseignants Mme de Wever, Mme de Quatrebarbes et d’une des documentalistes Mme Montagnon-Phelep.
Dès le début, les élèves ont posé des questions incisives sur certains textes en particulier sur un poème qui leur avait paru hermétique.


CH’OUN- JIH          jour J (printanier)
s’taille diable ah    TSAI T’IAN- YA
T’IAN- YA              diable ha (je répète)
JIH YOU HSIA       fuit l’jour djà
(jusque là ça va)…

Prenant l’image de la tresse, il leur a montré que son poème comportait, intimement liés, le texte chinois, sa traduction, et son commentaire.
Interrogé sur ce qui fait qu’un écrit devienne un poème, il a repris la métaphore de la tresse. « Il faut qu’il y ait du sens dans un poème, mais pas trop ,mais un poème c’est fait aussi pour être écouté. De plus, il faut un aspect visuel et donc une forme sur la page »
Pour préciser son propos, il a repris des exemples tirés des poètes latins dans lesquels Ovide ou Virgile jouaient sur les accents, et des exemples de ses propres écrits pour ce qui concernait la mise en page. Un de ses textes n’est écrit qu’avec des signes de ponctuation…
C’est son itinéraire professionnel varié qui lui permet cette ouverture, a-t-il aussi expliqué aux élèves. Il a été enseignant puis a travaillé dans l’édition, le design.

Pour finir, il a commenté les poèmes qu’avaient écrits les élèves avant de le rencontrer retrouvant ici et là quelques références de chansons et leur expliquant qu’il fallait se libérer de la rime qui n’était qu’une technique parmi d’autres…

A lire au CDI
Avant-taire : roman en vers
Ls zozios
Et une traduction des poèmes de Cummings


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