Collaboration avec l’AMAC de Chamalières

Depuis une dizaine d’années une collaboration s’est mise en place entre le lycée d’enseignement général et des métiers de l’hôtellerie de la restauration et du tourisme et la mairie de Chamalières. Celle–ci, grâce à l’Association du Mouvement d’Art Contemporain de Chamalières, prête au lycée des œuvres issues du fonds élaboré au cours des ans par SLOBO et qui comprend plus de 3000 œuvres d’artistes.

En fonction du programme du baccalauréat de la section de spécialité arts plastiques du lycée, le professeur d’arts plastiques et ses élèves choisissent des œuvres qui seront ensuite mises en place dans la brasserie du lycée après accord du chef des travaux M. HURET car il faut tenir compte d’une salle ouverte au public qui ne s’attend pas à se retrouver dans une galerie d’art.

Trois expositions sont prévues en cours d’année et cette année le thème est “qu’est-ce que le réalisme ?” car l’étude des œuvres de Gustave COURBET est au programme du baccalauréat.

Sept tableaux ont ainsi été choisis abordant de manière différente et bien sûr restrictive la question :


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Amable de LA FOULHOUSE expose un bord de mer et ses falaises dans un cadre doré représentatif des salons du 19ième.


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BARBIERO nous donne à voir d’une autre façon un paysage de grand format peint à l’huile très diluée sur du carton.

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MARGOTTON montre une lithographie suggérant la part du rêve dans la figuration réaliste de rochers encaissés.


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CAMPELLO suggère le mystère de l’impact de l’écriture dans un hyperréalisme qui se veut trompe l’œil avec une technique de peinture à l’huile sur toile.


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BRUNIER-MESTAS dans une gravure proche de la caricature insiste sur le portrait et ses interprétations possibles du mouvement.


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BOUVIER récupère des papiers du quotidien des années 1970 en une dérive très réfléchie.

SYLVESTRE propose en une technique hyperréaliste grâce de l’acrylique sur toile un sujet qui demande une lecture attentive pour en connaitre l’interprétation exacte. La réalité de la presse des faits divers influençant les spectateurs jusqu’à les rendre aveugles : ils ont cru voir un chien dévorant des bébés alors qu’il ne s’agissait que de montrer un chien victime de la cruauté des hommes.

Il a fallu que les élèves réfléchissent à l’agencement des toiles dans la salle ainsi que les correspondances qui peuvent s’établir entre elles et aussi avec certaines œuvres de Gustave COURBET.

Une façon comme nulle autre de créer du lien entre les siècles.


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